LES ÉCOLES.

C’était surtout quand on abordait le problème scolaire que la mairie mesurait son impuissance. En 1835, la commune avait reçu du gouvernement une subvention de 1000 francs. Il s'agissait d'acheter une dépendance du Château qui pouvait loger deux classes, avec une pièce pour l'instituteur. L'école des garçons fonctionnait alors à mi-temps. L'instituteur prenait la moitié des élèves avant midi, l'autre moitié après midi. L'effectif était voisin de 80 élèves. La commune avait encore à sa charge l’école d'Annat et celle de Vinnac.

En 1836, l'achat du Château par Marie-Anne Fages, Sœur Ursule, pour ouvrir une école de filles délivrait la municipalité d'une grosse charge. Le local envisagé pour l'école des garçons menaçait ruine en 1850. On visa alors la maison Martin sur la place, la maison Saury à la Placette. L'Instituteur prit les élèves chez lui.

Dès 1853, les héritiers de Joseph-François Annat, ancien percepteur, offrirent à la mairie d'Estaing la maison Annat avec le jardin, située à l'est du Château, à condition que cette école soit dirigée par des religieux. C'était une excellente affaire pour la commune. Après d'importantes réparations, 6 000 francs, les Frères de Saint Viateur vinrent diriger l'école d'Estaing en 1855.

Ce local, qui accueillait cent élèves, brûla entièrement le dimanche 1er mars 1868 pendant la messe ; Il n'était pas assuré. La reconstruction incombait à la commune propriétaire. Elle eut lieu en 1872. Le maire avait obtenu une subvention de 4500 francs. Le devis s'élevait à 11 600 francs. L'école put prospérer durant quelques années dans une maison à l'état neuf. Mais en 1890, le supérieur de la congrégation retira les frères d'Estaing. On allait d'ailleurs vers la laïcisation des écoles communales. Dès l873 il apparaissait à certains que les tarifs des religieuses saint Joseph étaient élevés pour la population la moins aisée. La commune fut amenée à établir en 1875 une école communale de filles dirigée par une religieuse.

Les nouvelles écoles publiques, à Trascastel avec Guitard et Gaillac, route d'Entraygues avec Mlle Vaurs continuèrent avec succès l'œuvre d'instruction et d'éducation.

On sait qu'après la construction d'une école neuve au Foirail, la maison de la famille Annat fut affectée par la commune à la Perception.

Le Foirail était place de I'Aburadou, ou dans les rues .voisines. Il était trop petit. Dès 1828, le maire Jean-Antoine Vassal avait acheté une partie du jardin de Pierre-Jean Payrac. Ce fut le Foirail. Cet espace est devenu la place Raynaldy. Après la construction du Quai le foirail des Bovins y trouva un espace plus vaste. Il était toléré provisoirement par les Ponts et Chaussées. La mairie chercha un autre emplacement. En 1889, le maire faisait étudier quatre solutions possibles : trois concernaient des jardins : à l'ouest de la Place, à l'ouest de l'Aburadou à l'est de l'Aburadou. Le quatrième, au-dessus de la Coussane. On sait que le foirail de la chapelle Saint-Fleuret fut réalisé en 1911. Les autres projets étaient fort séduisants mais trop chers pour la commune.